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lundi 20 août 2007

Ski au Mt Buller (attention arnaque)

S'il y a bien des mots que l'on associe immédiatement à l'Australie (surf, kangourous, requins, vegemite, accent pourri, grande barrière de corail, bagnards et bien d'autres), on ne peut pas en dire autant du mot "ski". Je suis désolée d'en décevoir peut-être certains mais non, vraiment, l'Australie peut bien être la terre sainte des surfeurs, mais pour les skieurs c'est "peanut"! (enfin les vrais j'entends, un peu comme moi...). L'anecdote qui suit ne pourra que vous convaincre.

Vendredi me voilà donc partie en direction de la montagne la plus proche, le Mt Buller, pleine d'espoir et d'excitation à l'idée de chausser des skis un 17 août. Et il faut quand même préciser que le ski au Mt Buller ça se mérite. Levée à 4h du matin, départ à 5h, et en route pour un trajet de 4h à bord de la magnifique voiture automatique que nous avions louée moi et mes quatre compagnons de route. Au passage le casting est le suivant : un autrichien, deux allemandes et un suédois. Autant vous dire que je n'ai pas pratiqué que l'anglais, gar nichts!
Sur la route qqs rencontres intéressantes. Observez attentivement cet australien typique, je parie qu'il a des origines allemandes :)

Mais revenons à l'essentiel, le ski. Nous arrivons enfin à destination après une route bien sinueuse, avec qqs kangourous en prime trainant au bord de la route tels les cochons sauvages de Corse. Et c'est là que la désillusion commence. La montagne n'est en fait qu'une grosse colline, et surtout, autour de nous, c'est quand même bien vert! Nous ne désespérons pas, il doit bien y avoir un peu de neige là-haut... En bas de la route qui mène à la station, une sorte de péage où on se fait raquetter de 30 dollars. L'entretien des routes peut-être? L'arnaque commence. On nous dit également qu'il nous faut louer des chaînes, c'est la loi : 20 dollars donc pour louer des chaînes, on ne sait jamais, une tempête de neige est si vite arrivée! (neige qui d'ailleurs n'est pas tombée depuis bien trois semaines - un mois). Bref, on commence à se dire qu'il se font pas trop chier au Mt Buller et que les chaînes, elles peuvent bien être en or vu toute la tune qu'ils se font sur le dos de pauvres touristes comme nous!
Nous atteignons le gros parking, où là, drôle, un des organisateurs nous dit que qq1 un a relevé notre plaque d'immatriculation pour "conduite dangereuse". Car j'ai oublié de dire que Harry l'autrichien a une conception particulière du doublage de voiture en montagne. Il préfère bizarrement doubler juste avant un virage et surtout trois voitures à la fois... Mais finalement cette remarque n'aura pas de conséquences, si ce n'est que c'est moi qui ai conduit au retour :)

Nous continuons donc notre "circuit organisé" et prenons la navette qui nous mène au village. Finalement la neige est là mais elle a pas trop fière allure la neige. Elle tire un peu sur le gris et le peu de pistes que l'on aperçoit ne sont pas d'un blanc immaculé non plus. Mais l'espoir fait vivre et nous nous dirigeons vers l'unique loueur de la station, chez "George" (ça c'est pour toi papou), prêt à nous faire une fois de plus arnaquer. Finalement, je m'en tire pour 34 dollars pour skis et chaussures. Correct. Arrive enfin le moment tant attendu du forfait. Et c'est là que l'Arnaque atteint son apogée : 92 dollars le forfait journée adulte, avec gracieusement un rabais de 20% pour les étudiants. Merci, Mt Buller! Je m'en tire donc pour 74 dollars soit 46 euros pour une station digne de celles du Jura avec une neige plus que de fin de saison.
Toutes les formalités enfin terminées, nous chaussons nos skis/surf et attrapons le télésiège principal.

L'impatience de déployer mon style à ski est cependant vite déçue. La neige est lourde, mouillée et colle aux skis. Ne voulant pas prendre de risque pour mes pauvres petits genoux, je mets mon style en veille. Même le Suédois qui n'en a pas fait depuis dix ans il assure plus que moi!
(Admirez au passage cette photo : sur le pilone il est écrit "the Australian Alps are closer than you think"... My ass oui!)

Bon, je ne suis pas la plus à plaindre, une des allemandes a choisi l'Australie pour débuter le surf, malheureuse! J'essaie en vain de lui expliquer comment garder l'équilibre en utilisant ses bras et en se penchant plus en avant, rien n'y fait, elle ne tient pas deux secondes sur la planche. La looz succèdant à l'arnaque, il se met à pleuvoir! Enfin limite neige. Le brouillard arrive et l'on y voit plus rien. La neige mouillée me fouette le visage et à cet instant précis je me dis que jamais je n'avais skié dans de si terribles conditions! Mon pantalon quechua et mon manteau étant trempés, je décide de redescendre tout en bas. Je me pose dans le seul et unique café, essaie de faire sécher mes affaires et me prends un gros hot chocolate à 5 dollars (looze + arnaque). Les autres finissent par me rejoindre.










La journée est presque finie et il est bientôt temps de repartir. Je prends le volant, en précisant que je n'ai encore jamais conduit à gauche... Les autres tirent la tronche je ne comprends pas :) Et drôle, j'ai à peine fait 100 mètres que nous tombons sur un barrage de police qui fait souffler les gens dans le ballon. Le monsieur me demande gentillement si j'ai bu cette après-midi. A part un fucking expensive hot chocolate, rien monsieur. Il me fait tt de même souffler le vieux. Rien évidemment... Ma première conduite à gauche et mon premier ballon, c'est un grand moment!
Bref, nous poursuivons la route, Harry me fait la conversation et à part dévier dangereusement à gauche de tps en tps et mettre les essuis glace à la place du cligno, tout va bien :) Nous arrivons sur les coups de 21h, exténués.
Voilà pour cette journée de ski. Je finirai sur cette phrase très juste d'Harry, "fucking expensive ski trip au Mt Bullershit"...

mardi 24 juillet 2007

Toi, tu seurfes bien... (attention, long post)

...tu seurfes un peu comme moi. C'est bizarre j'ai déjà entendu ce genre de phrase quelque part... ok comprenne qui pourra.
Coucou tout le monde, enfin le moment est venu pour moi de raconter comme il se doit ce GROS week end surf. J'ai déjà mis qqs photos sur Picasa, et notamment celle du gros Koala!

Départ le vendredi soir autour de 18h...
Nous avions donc rendez-vous devant le "bar" du campus. Arrivée à l'heure mais plutot en avance par rapport aux autres, je sympatise avec un groupe d'allemands. Parmi eux, je retrouve mon pote autrichien Harold (harry pour les intimes) qui s'était endormi la veille pdt toute la séance d'Harry Potter, malgré mes tentatives de réveil... Le "staff" arrive enfin une demi heure plus tard. Ils sont 4 : Jono, le chauffeur, Lani, Mody et Rony. En tout une bonne vingtaine de personnes prêtes à aller se geler les miches dans l'océan en plein milieu de l'hiver. Après un petit jeu de mémoire pour retenir les prénoms de chacun, nous voilà partis dans la joie et la bonne humeur, avec comme principal plan d'action de s'arrêter au premier magasin d'alcool se présentant sur notre route. Car oui, je le confirme, les australiens sont définitivement des alcooliques! Une biere toutes les 5 minutes est une bonne moyenne... Nous arrivons donc au fameux liquor shop (un peu comme une station service, sauf qu'à la place de l'essence tu achètes de l'alcool en plus ou moins libre-service). Un cri de joie retentit dans tout le mini bus, tout le monde descend et se jète sur les différentes vitrines où tronent mille sortes de bières et autres piquettes rouges et blanches... Chacun ayant son pack de bières en main, nous reprenons la route avec encore bien trois heures de route devant nous. Je dois avouer que ce moment là n'est pas mon préféré, enfin surtout la fin du trajet : un virage en cachant un autre j'ai bien cru que j'allais rendre la bouteille de bière que je venais de boire (oui, j'ai fait comme tout le monde,j'ai bu ma Grosse bière dans le bus...), mais ouf, la Corse m'ayant appris à maîtriser mon mal de coeur pour rester polie, j'arrive à gérer tant bien que mal la situation "dents du fonds qui baignent". Par contre la fille a cote n'aura pas eu la meme chance...
Nous arrivons enfin. Il fait nuit noire et je ne me rends pas bien compte que nous sommes quasiment au bord de la beach. Il fait un froid de canard mais le bungalow où nous logeons est plein de charme. Tous le monde est surexcité. Les bières s'enchainent. A ce moment là du week end, je ne comprends plus grand chose aux conversations, mon mal de coeur ayant du mal à passer... tout le monde finit par se coucher autour de 3h... La nuit est courte et froide, malgré mon super sac de couchage Quechoua.

Samedi, un genou sur la planche...
Levés 8h30, réveillés par Jono, le "chef de la troupe"... Gros petit dèj, il caille encore plus, le gros poële du salon nous a lâchés... Re-minibus, re-virages mais pas trop la gerbe cette fois. je découvre les énormes beach de la région qui bordent ce qu'on appele la Great ocean Road. Il faut dire que c'est plutôt pas mal. Ca ne vaut pas la Corse, non biensûr mais quand même... Nous arrivons à notre beach pour retrouver nos deux professeurs. Au programme, une leçon de 10 à 12. Malgré le beau temps, le froid est bien là et je ne m'imagine pas du tout me jeter à l'eau qui ne doit pas dépasser les 14°... Tout le monde est calmé car tout le monde flippe du froid, un peu comme moi. Une fois l'opération "enfilage de combi intégrale" et les planches transportées sur la plage, nous apprenons qqs positions basiques pour "attraper la vague". Pour résumer, allongé sur la planche, il faut pagayer pour se lancer sur la vague, et hop! se dresser sur ses avants-bras, mettre un genou, un deuxième si besoin, pour enfin tenter de faire le fameux "pop-up", c'est-à-dire, se tenir debout sur la planche, le pied d'appel devant l'autre. Voilà pour la théorie. Mais le plus dire reste encore à faire... rentrer dans l'eau. Jusqu'aux genous, ça reste supportable, mais dès que la première vague frôle le ventre, c'est carrément l'angoisse... et je ne parle pas des épaules. Le plus dur est donc l'immersion dans l'eau, en tt cas à cette période de l'année.
Les vagues sont bien là, reste encore à les attraper. Hop, je me hisse sur ma planche, je pagaye, je pagaye, une vague arrive mais elle me passe dessous sans m'emporter... je comprends enfin le sens de l'expression "attraper une vague"... Bon je ne suis qd même pas empotée, j'y arrive enfin et c'est la que ça devient feune. Sur le dos de la vague, je prends un peu de vitesse, je tente un genou, puis un pied et enfin le fameux pop-up mais malheureusement je me gourre de pied. Le pied gauche en premier ça ne va pas du tout! Je me prends en plus les pieds dans le fucking fil qui me relie à ma planche, et là c'est la chute inévitable. Voilà en gros à quoi ressemble une tentative typique de "pop-up". Ah oui, et j'oublie de mentionner le très connu mais surtout dangereux "retour de planche". Je m'explique. Lorsque l'on échoue lamentablement a un pop-up, il est courant de se retrouver la tête sous l'eau, plus ou moins dans la vague. Outre le risque de boire une bonne grosse tasse, il y a celui de se prendre la planche sur la gueule... car n'oublions pas qu'elle reste fidélement accrochée au pied et donc ne part pas avec la vague. Attention donc à ne pas s'oublier dans l'eau, car ça peut faire mal. Au bout de deux retours de planche, j'avais compris. Mais ça y'est, je ne sens plus mes mains et mes pieds m'ont lâchée depuis un bon moment. Je commence à avoir mal aux genous à force de tentatives de pop-up ratées. Les profs sont là pour nous aidés à attraper les vagues mais pour le reste... ceci dit, à force d'encouragement, j'ai plus ou moins réussi à tenir une demi-seconde sur ma planche, mais dommage à ce moment là, j'ai déjà atteint la plage :) Ceci dit, l'espoir fait vivre et comme me dit très gentillement la prof, "aujourd'hui c'est les genous, et demain tu seurfes comme une pro, un peu comme moi"...

Bon desolee pour la suite de ce message, mon ordi n'a plus de batterie donc je retourne sur les ordis qwerty de la bibli... plus d'accents pour le moment!
Apres le surf, nous atterissons dans une sorte de zone industrielle, paradis des magasins d'equipement de surf, bref pas trop mon truc... je trouve le temps un peu long mais nous repartons enfin, et la sur la route, nous tombons sur un champ ou broutent... des kangourous! Drole un peu, au moment ou le mini bus passe, ils s'arretent de brouter et levent tous la tete. Des kangourous qui sautent dans la nature ca d'accord, mais alors des qui broutent dans un champ comme des vaches, c'est plus original...
Retour au bungalow pour preparation collective de bouritos. On avait tous les crocs, ca fait du bien. La soiree se poursuit au pub du village. Que des vieux, un jeune de 18 ans, qqs vieilles putes et parmi tout ca je trouve un francais, mais pas un vrai, il vient de Wallis et Futuna. Mais bon nous parlons francais ensemble, ca change de ce fucking accent australien... Il traine avec un certain Jose (a prononcer a l'espagnol `Rrrrosee`) qui vient lui de Los Angeles. La soiree se termine autour de minuit. Tout le monde est fatigue.

Dimanche, je suis meuvaizeee...
Effectivement, la prof s'est bien foutu de moi, elle qui m'avait promis que je surferais comme une pro. Rien du tout oui, c'est meme pire que la veille! Les vagues ne sont pas teupes aujourd'hui ca doit etre ca... en tt cas moi au moins je suis rentree dans l'eau, ce qui n'a pas ete le cas de tout le monde, et de deux mecs en plus! Je persiste malgre tout jusqu'au bout mais sans grand succes...La seance se termine et je l'avoue, j'ai ete meuvaize, mais bon ca yest je peux enfin le dire, j'ai fait du surf en Australie.
La journee se poursuit dans le car, le long de la great ocean road ou la nous tombons nez a nez avec... des koalas! Forcement nous nous arretons et degainons les appareils photos. Mais moi avec mon gros zoom j'eclate tout le monde, hehehe. Le voyage se poursuit pour atteindre en fin de journee les Twelve Apostles, sorte de grosses falaises calcaire un peu comme a Etretat mais en plus impressionant et plus beau surtout. Nous sommes la pour le coucher de soleil mais malheureusement plus de batterie dans mon appareil. Moi qui me la jouais jusqu'a present, je suis bien degoutee! Pff, je cherche en vain un appareil a peu pres digne du mien parmi ceux des autres mais je ne trouve que de petits compact tout ridicules! Les boules... Comme quoi il y a une justice, les koalas et les falaises ca aurait ete trop beau!

Le week end se termine. Dans le bus, je trouve un Ipod et decouvre la fonction On The Go pour faire une play liste sans passer par l'ordi. Magique, et en plus il y a de la bonne musique. Nous arrivons vers 23h30, avec arret pizzeria degueu entre temps. Retour dans la chambre naine et mal un peu partout, avec un beau bleu aux genous en prime. Je me leve le lendemain `the head in the ass` pour mon cours de 9h... Decidement c'etait bien coule ce week end...