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vendredi 21 septembre 2007

First day in Town


Ici la bonne grosse couz, celle que vous attendiez tous !
Miloche me permet de rédiger le post de notre première journée de touristes à Melbourne alors je fonce :
bon, d'abord on s'est pas bougées trop vite vu que moi j'étais jet-lagged et surtout, qu'à l'instar des koalas et autres paresseux (dont il a déjà été question ici), j'ai besoin de dormir avant de partir en chasse !
On a pris un fat breakfast vers 11h30 (heure à laquelle les voisins eux, mangent des pâtes et une sorte de poulet basquaise...) puis on s'est dirigées vers le bus, direction "downtown".
Le temps était plutôt pourri et le ciel blanc aide pas à faire des jolies photos mais bon... on va pas faire la fine bouche quand on va voir sa couz aux antipodes !
La ville est bien sympa, genre Montréal : gros CDB, espaces "art expérimental" et quartiers bobo.

On s'est arrêtées manger au bord de la Yarra, on peut dire qu'il y avait le choix : plein de ptits stands différents : pasta & pizza, salads, tortillas, wraps, fish & chips, japonese or indian food... et j'en passe ! Après moultes discussions on a opté pour un big "panecake breakfast", à savoir : plein de bacon, un oeuf au plat et 2 énormes panecakes arrosés de mapple syrup et de grosse crème, même que la Miloche elle pensait que c'était de la glace à la vanille et elle comprenait pas "ce petit goût salé"...

Pour clore ce brunch on s'est partagé un smoothy strawberry squeeze mais on n'a pas poussé le vice jusqu'à y ajouter, pour 60 cts, des additifs vitaminés ou protéinés. Pourtant la vieille Miloche en aurait bien eu besoin !
Ensuite on est allées shopper dans le quartier cool, en traversant toute la ville à pieds. By the way, j'aime beaucoup les panneaux d'affichage et les sculptures urbaines !


Les maisons style Victorien (je voulais le placer !) sont très mimi, surtout sur Moor Street, qu'est hypra tendance, d'ailleurs le seul resto de la rue est un resto français "Mon ami", où on sert des escargots pour pas cher, avec expo photos en sus... sauf que là il est fermé : les patrons sont en vacances (sacré français !). D'ailleurs c'est la rue où même les oiseaux ils ont l'air français : ils piaffent pas comme les gros "kakadous" du campus, ils gazouillent !


On a été dans les bonnes fripes puis essayer de trouver un cadeau d'anniv à la bonne Momzy qui, avant même d'avoir rendu son mémoire de fin d'études s'est trouvé un job dans un BE... y a pas d'justice ! Nah, j'déconne : la Momzy elle déchire, d'ailleurs congratulations sale bitch !
Pour terminer la journée : un bon choco chaud dans un lieu bien confy sur Brunswick Street : miam ! D'ailleurs j'ai brisé, sans le vouloir, les certitudes de Miloche : et non, les fancy hot chocolate avec marshmallow compris ça n'est pas une spécialité Aussy : ils font pareil au Canada. Désolée...

Voilou, Australie J+2 c'est terminé, mais c'est aussi NZ J-3 qui s'achève !

mardi 11 septembre 2007

Sydney, George Bush, la pluie et moi...

Après Brisbane, j'ai enfin découvert Sydney, qui après les kangourous est ce qui évoque le mieux l'Australie dans la tête des gens. C'est donc remplies d'enthousiasme et d'excitation que nous avons pris l'avion jeudi après-midi avec mes deux cops allemandes Caroline et Mounia.

Nous savions que le week-end serait pluvieux et surtout que G. Bush serait là à l'occasion du sommet de l'APEC. Mais notre motivation sans faille était bien au-dessus de tout ça... enfin presque. Car à peine arrivées, nous comprenons vite que Sydney AVEC W. Bush n'est plus vraiment Sydney. Pour commencer, comble de la malchance, l'opéra et tout le quartier touristique autour sont barricadés et inaccessibles à pied. C'est le début de la looze. Je vous laisse observer ce panneau présent dans tous les bus, vous comprendrez mieux :

Le temps étant, pour rester polie, pourri, nous consacrons nos deux premières journées à la visite de la ville. Enfin toutefois là où les rangers nous laissent circuler... Nous découvrons alors une ville désertée par ses habitants car on ne peut pas dire que la venue de G. Bush réjouisse tout le monde, bien au contraire. Les policiers sont partout, les hélicoptères bourdonnent dans le ciel sans arrêt, tout ça donne une ambiance très particulière mais toute fois intéressante. Pour se rassurer, on se dit que quelque part, on assiste à un week-end historique... Samedi et dimanche sont les deux grosses journées les plus chargées pour notre ami W. Et donc forcément, c'est l'occasion d'assister à tout un tas de manifestations dans les rues. Voici un petit aperçu des quelques "preuves d'amour" apparaissant par ci par là dans la foule des protestataires.



Le tout bien évidemment entouré par qqs milliers de policiers, escortant gentiment la foule. Au moins, on risque pas de se faire emmerder :)


Vous allez encore dire que je suis tout le temps négative... Mais rassurez-vous, ce contexte politico-météorologique plutôt défavorable ne nous a pas empêchées de passer un bon week-end!
Parmi les moments forts de ces quatre jours, la soirée du vendredi soir. Après une bonne heure d'errance dans la ville, nous atteignons enfin Darlinghurst, "centre névralgique des jeunes citadins branchés de Sydney" dixit notre cher Lonely Planet. Parfait pour nous, jeunes européennes au top de la branchouille attitude, appareil photo et guide touristique sous le bras. Il pleut des cordes (looze toujours) et beaucoup de bars sont fermés (merci georgie). Finalement on aperçoit un bar "nice frome the outside". On s'avance, hésitantes, et un garçon très sympathique nous explique que pour seulement 10 $, nous pouvons avoir une conso gratuite et buffet à volonté. Désespérées de trouver mieux et après qqs secondes d'hésitation, nous entrons... C'est une soirée "special for the ladies"... et effectivement à l'intérieur que des femmes d'un certain âge... et en couple! Nous comprenons vite que toute la communauté lesbienne de Sydney est réunie dans le bar. La situation est insolite et on trouve ça drôle. Et puis l'ambiance est chaleureuse même si on ne se fond pas trop dans le décor de par notre look et notre âge surtout (moyenne d'âge 40-50 ans). Nous passons donc toute la soirée dans ce bar, et une bonne partie sur le dance floor en compagnie de nos nouvelles copines. Pas de vieux gars tout bourrés pour te draguer ou pour te mater, on peut danser tranquilles...
La soirée du samedi fut plus tranquille. Après une bonne journée de balade entre opera house et vieux Sydney, nous finissons la journée dans notre chambre à mater un bon gros navet (Duets, pour ceux qui connaissent, faisant l'apologie des karaokés et de leur rôle "social" avec G. Palthrow dans le rôle d'une godiche...). C'est nul mais on se marre bien.

Le dimanche fut consacré aux Blue Mountains (rebaptisées "Boue Mountains" étant donné l'état des chemins de rando, cf photos ci-dessous)

Après trois heures de trajet en train + bus nous atteignons Katumba, point de départ de la boucle touristique permettant de faire le tour du vaste site. De nombreuses compagnies de bus nous permettent d'en faire le tour facilement pour pas trop cher. En gros des falaises sur je ne sais plus combien d'hectares, tirant leur nom du "voile bleuté enveloppant le massif provenant de la fine vapeur huileuse dégagée par les eucalyptus" (merci le LP encore). Mais moi je la cherche encore la couleur bleue et puis ces montagnes ne m'impressionnent pas plus que ça. Bref ça vaut pas les trois heures de trajet et surtout les 1h30 en train dignes d'un Paris-Evry en RER D... (non je ne suis pas qu'une sale française blasée mais quand on connaît la Corse c'est difficile d'être impressionnée ;) )


Le week-end se termine en beauté tout de même. Il fait enfin beau pour ce dernier jour (hier) et nous décidons d'aller nous balader le long de la côte toute proche du centre ville. Les plages sont magnifiques et je retrouve des images de cette Australie qui m'était si familière il fut un temps grâce à ce chef-d'oeuvre de la télévision australienne qu'est la série Hartley Coeurs à vif et qui a bercé toute mon adolescence :) Nous profitons bien du soleil et de la "brise" maritime entre deux rafales de vents (pas teupe pour le brushing) et rentrons à notre auberge direction l'aéroport. Le week-end se termine donc plutôt bien et on aura même pu espérer bronzer un peu :)


Les Australiens, je le redis, ils sont malins. L'océan n'étant pas toujours le meilleur endroit pour se baigner, on a pu apercevoir deux piscines au bord de l'eau, bien sympathiques, avec les avantages de la baignade sans les risques de gros sharks ou de retour de planche... (spéciale dédicace pour makzy : ton ex qui se déshabille au bord de la piscine, et aussi pour lorraine qui voulait voir "un peu plus de cul" sur mes photos, c'est désormais chose faite!)


Je ne dirai qu'une phrase pour conclure ce post : pas merci à georgie pour les barricades, pas merci au temps pour la pluie mais par contre merci aux grosses beach de Sydney!!

mercredi 29 août 2007

Marie et Emilie a Brisbane (ou comment on a bien pourri les Aussies)

Enfin, je prends le temps de raconter un peu ce week-end qui ma foi fut bien sympathique. Dans l'ensemble, et comme le dit clairement mon titre, faire un peu de LDP (langue de pute) sur ces bons aussies ET en français ne m'a fait que du bien :) enfin nous a fait du bien...


Merci Jetstar

Après deux heures passées dans les transports en commun de Melbourne et sa banlieu, j'atteins enfin l'aéroport perdu au milieu de rien (un peu comme celui de Beauvais) et le terminal (sorte de préfabriqué en carton) de la compagnie low cost Jetstar. Et là, quelle ne fut pas ma joie de découvrir que l'avion avait 40 min de retard pour cause de mauvais temps. Réjouie par la nouvelle, je prends mon mal en patience, m'achète un sandouiche dégueu et cher, et puis finalement tant mieux, je vais pouvoir lire tranquillement mes cours de marketing international et surtout mieux comprendre pourquoi Coca n'a jamais réussi à s'implanter en Inde. Nous décollons enfin, et, toujours chanceuse, je suis à côté d'un couple, du genre jeunes mariés... J'aurais pu mourir à côté d'eux, ils n'auraient pas remarqué je pense. Bref, le voyage durant deux heures en tout, au bout d'une heure et demi nous commençons à aterrir. Et c'est là que les choses sérieuses commencent. C'est presque la tempête dehors et on sent que l'avion il en chie un peu. Au final, nous aterrissons après une bonne demi heure de secousses qui auront réussi à me filer une bonne grosse g.. envie de vomir pardon. Par contre un des passagers à l'avant de l'avion n'aura pas eu le même "self control" que moi (je vous épargne les détails sonores et olfactifs). Un aterrisage comme on en rêve quoi... C'est donc toute pâle et nauséeuse que je retrouve (enfin) Marie qui m'attendait aux bagages sur les coups de minuit passé après avoir qd même lancé une annonce dans tout l'aéropot pour me retrouver. Sa coloc très sympa était venue me chercher en voiture, heureusement... Bref après un bon voyage de 6h je découvre le palace dans lequel vit Marie. Une sorte de résidence ultra sécurisée avec vue sur le pont de Brisbane et sur le fleuve. Un truc de gros bourges un peu avec spa, piscine et salle de gym. Ca me change de ma chambre de 9m² et ce n'est pas plus mal :) . Vraiment y'en a qui se font pas chier :)

Samedi et dimanche, fin de la saison des pluies...

Etant de nature chanceuse, le week-end dernier marquait la fin d'une semaine de pluie et de tempête ayant fait rage à Brisbane et ses environs. Il faut savoir qu'en gros il n'avait pas plu depuis 6 mois et forcément, rien que pour moi, je tombe sur LA semaine de déluge. Bon heureusement, le pire était passé quand je suis arrivée. Nous décidons donc de revoir nos plans et nous passons finalement les deux premiers jours à Brisbane. Entre salle de gym, gros jacuzi (tous les soirs d'ailleurs), ciné et promenade dans la ville, on a pu bien prendre notre temps pour se reposer mais surtout pour entretenir notre bonne vielle langue française à la sauce LDP :) Un des moments forts de ces deux jours a été le petit dèj que l'on s'est fait le samedi midi. Canadian breakfast pour moi, toast pour Marie. En gros ça a donné ça (avant, après) :


J'en ai également profité pour m'acheter une nouvelle paire de lunettes de la fameuse marque "Donatella". Au passage une petite photo de l'essayage :)


Le samedi soir nous voulions quand même marquer le coup (saturday night fever oblige) et décidons d'aller "guincher" en ville, Marie habitant en plein centre dans une des rues les plus animées de Brisbane. Oui mais sauf que le samedi soir en Australie, les jeunes branchouilles sont de sortie. Et là il faut bien le dire, c'est carnaval! Entre les filles habillées de façon plus qu'aguicheuse, les mecs qui les matent et celles moins chanceuses qui se retrouvent à 4 pattes sur le trottoir entrain de vomir les 5 litrons de bière qu'elles viennent de s'enfiler (véridique, juste à côté de nous), et bien Marie et moi, fidèles à notre look rando-quechua-baskets, nous faisions un peu tâche... Cela ne nous a tout de même pas empêcher d'aller nous prendre un gros Mojito (mais bien dégueu malheureusement) dans un bar où le thème de la soirée était "Wild Jungle". Je vous laisse imaginer le look des serveuses... Fatiguées par toute cette jungle urbaine justement, nous rentrons donc tranquillement sur les coups de 23h30 n'ayant qu'une seule envie: enfiler notre bon pyjama pilou pour une bonne grosse nuit de sommeil :)

Dimanche et lundi : en route pour la Grosse Beach

Levées pas trop tard, nous avions la ferme intention de sortir de la ville pour aller découvrir les plages de la Gold Coast à environ une heure en train au sud de Brisbane. Au programme de la journée, Surfer Paradise. En gros, si tu aimes te balader le long de la beach avec tes tongues havaninas que tu viens d'acheter, ton nouveau bikini quicksilver et ton gros Mac Oz (sorte de Big mac avec un bout de betterave en plus) dans les mains, Seurfeur paradize est the place to be. Rapidement décrit, ça donne ça : Buildings moches + plage de sable fin avec poufs et gros kékés en toile de fond. Bref, c'est relativement laid mais la plage est belle.



En tout cas là-bas, aucun souci si tu n'as pas prévu de petits snacks pour la journée ou que tu as oublié ton maillot de bain, il y a au moins 10 fast food par rue et un Quicksilver/Ripcurl tous les trois mètres (pour le plus grand bonheur de Marie). Sauf que nous sommes organisées et il était hors de question de mettre un sous dans un hamburger. Nous avons préféré la petite salade thon-maïs-tomates au bord de la plage. Le vent ayant raison de nous et ne pouvant pas nous baigner de toute façon, nous avons finalement pris le chemin du retour après biensur qqs passages dans les différents surfeurs shops. Petite anecdote sur le retour tout de même. Nous tombons sur Bobby, Enzo, Gregory et le reste de l'équipage, groupe de marins français venus de Nouméa et ayant débarqué à Brisbane deux jours auparavant. N'étant pas de grands champions de la langue anglaise, ils étaient bien contents de tomber sur deux petites frenchies pour agrémenter leur soirée. Nous invitant à boire un verre, nous les suivons donc dans un pub pas loin de chez nous en nous disant que ça fera des choses à raconter :) et puis surtout une bière gratis ne se refuse pas (enfin ça c'est surout moi). Et effectivement, ça valait le coup. Entre le Enzo tout bourré qui voulait embrasser un bon macho d'Aussie et le Grégory, jeune beau célibataire (affamé) de 40 ans, on s'est bien fendu la poire. Une petite photo souvenir avant de partir tout de même.

Ils nous invitent gentiment à passer les voir le lendemain sur leur bateau. Mais bon, un verre suffira :)

Le lundi, nous décidons de faire dans le "wild". Levées encore plus tot, nous prenons le train direction cette fois Stradbroke Island, sorte de Belle Ile en mer australienne, en plus beau. Pour le coup, nous ne sommes pas déçues. L'île est pratiquement déserte et les paysages sont magnifiques. Je vous laisse admirer les photos.


Petit détail amusant, les plages étaient constellées de petite méduses bleues échouées sur le sable et qui sous l'action du soleil se mettent à gonfler. Du coup le gros jeu sur la plage c'est d'aller faire "péter les méduses". Les australiens ont inventé le pétard DD, trop forts ;)

Voilà en gros pour ce bon petit week-end. Le retour à Melbourne s'est fait plus facilement que l'aller, bien que la perspective de retrouver ma chambre naine n'était pas trop réjouissante après tant de luxe...
En tout cas, on a bien pourri les Aussies, et finalement c'est bien ça le plus important.

lundi 20 août 2007

Ski au Mt Buller (attention arnaque)



S'il y a bien des mots que l'on associe immédiatement à l'Australie (surf, kangourous, requins, vegemite, accent pourri, grande barrière de corail, bagnards et bien d'autres), on ne peut pas en dire autant du mot "ski". Je suis désolée d'en décevoir peut-être certains mais non, vraiment, l'Australie peut bien être la terre sainte des surfeurs, mais pour les skieurs c'est "peanut"! (enfin les vrais j'entends, un peu comme moi...). L'anecdote qui suit ne pourra que vous convaincre.

Vendredi me voilà donc partie en direction de la montagne la plus proche, le Mt Buller, pleine d'espoir et d'excitation à l'idée de chausser des skis un 17 août. Et il faut quand même préciser que le ski au Mt Buller ça se mérite. Levée à 4h du matin, départ à 5h, et en route pour un trajet de 4h à bord de la magnifique voiture automatique que nous avions louée moi et mes quatre compagnons de route. Au passage le casting est le suivant : un autrichien, deux allemandes et un suédois. Autant vous dire que je n'ai pas pratiqué que l'anglais, gar nichts!
Sur la route qqs rencontres intéressantes. Observez attentivement cet australien typique, je parie qu'il a des origines allemandes :)

Mais revenons à l'essentiel, le ski. Nous arrivons enfin à destination après une route bien sinueuse, avec qqs kangourous en prime trainant au bord de la route tels les cochons sauvages de Corse. Et c'est là que la désillusion commence. La montagne n'est en fait qu'une grosse colline, et surtout, autour de nous, c'est quand même bien vert! Nous ne désespérons pas, il doit bien y avoir un peu de neige là-haut... En bas de la route qui mène à la station, une sorte de péage où on se fait raquetter de 30 dollars. L'entretien des routes peut-être? L'arnaque commence. On nous dit également qu'il nous faut louer des chaînes, c'est la loi : 20 dollars donc pour louer des chaînes, on ne sait jamais, une tempête de neige est si vite arrivée! (neige qui d'ailleurs n'est pas tombée depuis bien trois semaines - un mois). Bref, on commence à se dire qu'il se font pas trop chier au Mt Buller et que les chaînes, elles peuvent bien être en or vu toute la tune qu'ils se font sur le dos de pauvres touristes comme nous!
Nous atteignons le gros parking, où là, drôle, un des organisateurs nous dit que qq1 un a relevé notre plaque d'immatriculation pour "conduite dangereuse". Car j'ai oublié de dire que Harry l'autrichien a une conception particulière du doublage de voiture en montagne. Il préfère bizarrement doubler juste avant un virage et surtout trois voitures à la fois... Mais finalement cette remarque n'aura pas de conséquences, si ce n'est que c'est moi qui ai conduit au retour :)

Nous continuons donc notre "circuit organisé" et prenons la navette qui nous mène au village. Finalement la neige est là mais elle a pas trop fière allure la neige. Elle tire un peu sur le gris et le peu de pistes que l'on aperçoit ne sont pas d'un blanc immaculé non plus. Mais l'espoir fait vivre et nous nous dirigeons vers l'unique loueur de la station, chez "George" (ça c'est pour toi papou), prêt à nous faire une fois de plus arnaquer. Finalement, je m'en tire pour 34 dollars pour skis et chaussures. Correct. Arrive enfin le moment tant attendu du forfait. Et c'est là que l'Arnaque atteint son apogée : 92 dollars le forfait journée adulte, avec gracieusement un rabais de 20% pour les étudiants. Merci, Mt Buller! Je m'en tire donc pour 74 dollars soit 46 euros pour une station digne de celles du Jura avec une neige plus que de fin de saison.
Toutes les formalités enfin terminées, nous chaussons nos skis/surf et attrapons le télésiège principal.




L'impatience de déployer mon style à ski est cependant vite déçue. La neige est lourde, mouillée et colle aux skis. Ne voulant pas prendre de risque pour mes pauvres petits genoux, je mets mon style en veille. Même le Suédois qui n'en a pas fait depuis dix ans il assure plus que moi!
(Admirez au passage cette photo : sur le pilone il est écrit "the Australian Alps are closer than you think"... My ass oui!)

Bon, je ne suis pas la plus à plaindre, une des allemandes a choisi l'Australie pour débuter le surf, malheureuse! J'essaie en vain de lui expliquer comment garder l'équilibre en utilisant ses bras et en se penchant plus en avant, rien n'y fait, elle ne tient pas deux secondes sur la planche. La looz succèdant à l'arnaque, il se met à pleuvoir! Enfin limite neige. Le brouillard arrive et l'on y voit plus rien. La neige mouillée me fouette le visage et à cet instant précis je me dis que jamais je n'avais skié dans de si terribles conditions! Mon pantalon quechua et mon manteau étant trempés, je décide de redescendre tout en bas. Je me pose dans le seul et unique café, essaie de faire sécher mes affaires et me prends un gros hot chocolate à 5 dollars (looze + arnaque). Les autres finissent par me rejoindre.



La journée est presque finie et il est bientôt temps de repartir. Je prends le volant, en précisant que je n'ai encore jamais conduit à gauche... Les autres tirent la tronche je ne comprends pas :) Et drôle, j'ai à peine fait 100 mètres que nous tombons sur un barrage de police qui fait souffler les gens dans le ballon. Le monsieur me demande gentillement si j'ai bu cette après-midi. A part un fucking expensive hot chocolate, rien monsieur. Il me fait tt de même souffler le vieux. Rien évidemment... Ma première conduite à gauche et mon premier ballon, c'est un grand moment!
Bref, nous poursuivons la route, Harry me fait la conversation et à part dévier dangereusement à gauche de tps en tps et mettre les essuis glace à la place du cligno, tout va bien :) Nous arrivons sur les coups de 21h, exténués.
Voilà pour cette journée de ski. Je finirai sur cette phrase très juste d'Harry, "fucking expensive ski trip au Mt Bullershit"...

mardi 24 juillet 2007

Toi, tu seurfes bien... (attention, long post)

...tu seurfes un peu comme moi. C'est bizarre j'ai déjà entendu ce genre de phrase quelque part... ok comprenne qui pourra.
Coucou tout le monde, enfin le moment est venu pour moi de raconter comme il se doit ce GROS week end surf. J'ai déjà mis qqs photos sur Picasa, et notamment celle du gros Koala!

Départ le vendredi soir autour de 18h...
Nous avions donc rendez-vous devant le "bar" du campus. Arrivée à l'heure mais plutot en avance par rapport aux autres, je sympatise avec un groupe d'allemands. Parmi eux, je retrouve mon pote autrichien Harold (harry pour les intimes) qui s'était endormi la veille pdt toute la séance d'Harry Potter, malgré mes tentatives de réveil... Le "staff" arrive enfin une demi heure plus tard. Ils sont 4 : Jono, le chauffeur, Lani, Mody et Rony. En tout une bonne vingtaine de personnes prêtes à aller se geler les miches dans l'océan en plein milieu de l'hiver. Après un petit jeu de mémoire pour retenir les prénoms de chacun, nous voilà partis dans la joie et la bonne humeur, avec comme principal plan d'action de s'arrêter au premier magasin d'alcool se présentant sur notre route. Car oui, je le confirme, les australiens sont définitivement des alcooliques! Une biere toutes les 5 minutes est une bonne moyenne... Nous arrivons donc au fameux liquor shop (un peu comme une station service, sauf qu'à la place de l'essence tu achètes de l'alcool en plus ou moins libre-service). Un cri de joie retentit dans tout le mini bus, tout le monde descend et se jète sur les différentes vitrines où tronent mille sortes de bières et autres piquettes rouges et blanches... Chacun ayant son pack de bières en main, nous reprenons la route avec encore bien trois heures de route devant nous. Je dois avouer que ce moment là n'est pas mon préféré, enfin surtout la fin du trajet : un virage en cachant un autre j'ai bien cru que j'allais rendre la bouteille de bière que je venais de boire (oui, j'ai fait comme tout le monde,j'ai bu ma Grosse bière dans le bus...), mais ouf, la Corse m'ayant appris à maîtriser mon mal de coeur pour rester polie, j'arrive à gérer tant bien que mal la situation "dents du fonds qui baignent". Par contre la fille a cote n'aura pas eu la meme chance...
Nous arrivons enfin. Il fait nuit noire et je ne me rends pas bien compte que nous sommes quasiment au bord de la beach. Il fait un froid de canard mais le bungalow où nous logeons est plein de charme. Tous le monde est surexcité. Les bières s'enchainent. A ce moment là du week end, je ne comprends plus grand chose aux conversations, mon mal de coeur ayant du mal à passer... tout le monde finit par se coucher autour de 3h... La nuit est courte et froide, malgré mon super sac de couchage Quechoua.

Samedi, un genou sur la planche...
Levés 8h30, réveillés par Jono, le "chef de la troupe"... Gros petit dèj, il caille encore plus, le gros poële du salon nous a lâchés... Re-minibus, re-virages mais pas trop la gerbe cette fois. je découvre les énormes beach de la région qui bordent ce qu'on appele la Great ocean Road. Il faut dire que c'est plutôt pas mal. Ca ne vaut pas la Corse, non biensûr mais quand même... Nous arrivons à notre beach pour retrouver nos deux professeurs. Au programme, une leçon de 10 à 12. Malgré le beau temps, le froid est bien là et je ne m'imagine pas du tout me jeter à l'eau qui ne doit pas dépasser les 14°... Tout le monde est calmé car tout le monde flippe du froid, un peu comme moi. Une fois l'opération "enfilage de combi intégrale" et les planches transportées sur la plage, nous apprenons qqs positions basiques pour "attraper la vague".


Pour résumer, allongé sur la planche, il faut pagayer pour se lancer sur la vague, et hop! se dresser sur ses avants-bras, mettre un genou, un deuxième si besoin, pour enfin tenter de faire le fameux "pop-up", c'est-à-dire, se tenir debout sur la planche, le pied d'appel devant l'autre. Voilà pour la théorie. Mais le plus dire reste encore à faire... rentrer dans l'eau. Jusqu'aux genous, ça reste supportable, mais dès que la première vague frôle le ventre, c'est carrément l'angoisse... et je ne parle pas des épaules. Le plus dur est donc l'immersion dans l'eau, en tt cas à cette période de l'année.
Les vagues sont bien là, reste encore à les attraper. Hop, je me hisse sur ma planche, je pagaye, je pagaye, une vague arrive mais elle me passe dessous sans m'emporter... je comprends enfin le sens de l'expression "attraper une vague"... Bon je ne suis qd même pas empotée, j'y arrive enfin et c'est la que ça devient feune. Sur le dos de la vague, je prends un peu de vitesse, je tente un genou, puis un pied et enfin le fameux pop-up mais malheureusement je me gourre de pied. Le pied gauche en premier ça ne va pas du tout! Je me prends en plus les pieds dans le fucking fil qui me relie à ma planche, et là c'est la chute inévitable. Voilà en gros à quoi ressemble une tentative typique de "pop-up". Ah oui, et j'oublie de mentionner le très connu mais surtout dangereux "retour de planche". Je m'explique. Lorsque l'on échoue lamentablement a un pop-up, il est courant de se retrouver la tête sous l'eau, plus ou moins dans la vague. Outre le risque de boire une bonne grosse tasse, il y a celui de se prendre la planche sur la gueule... car n'oublions pas qu'elle reste fidélement accrochée au pied et donc ne part pas avec la vague. Attention donc à ne pas s'oublier dans l'eau, car ça peut faire mal. Au bout de deux retours de planche, j'avais compris. Mais ça y'est, je ne sens plus mes mains et mes pieds m'ont lâchée depuis un bon moment. Je commence à avoir mal aux genous à force de tentatives de pop-up ratées. Les profs sont là pour nous aidés à attraper les vagues mais pour le reste... ceci dit, à force d'encouragement, j'ai plus ou moins réussi à tenir une demi-seconde sur ma planche, mais dommage à ce moment là, j'ai déjà atteint la plage :) Ceci dit, l'espoir fait vivre et comme me dit très gentillement la prof, "aujourd'hui c'est les genous, et demain tu seurfes comme une pro, un peu comme moi"...


Bon desolee pour la suite de ce message, mon ordi n'a plus de batterie donc je retourne sur les ordis qwerty de la bibli... plus d'accents pour le moment!
Apres le surf, nous atterissons dans une sorte de zone industrielle, paradis des magasins d'equipement de surf, bref pas trop mon truc... je trouve le temps un peu long mais nous repartons enfin, et la sur la route, nous tombons sur un champ ou broutent... des kangourous! Drole un peu, au moment ou le mini bus passe, ils s'arretent de brouter et levent tous la tete. Des kangourous qui sautent dans la nature ca d'accord, mais alors des qui broutent dans un champ comme des vaches, c'est plus original...
Retour au bungalow pour preparation collective de bouritos. On avait tous les crocs, ca fait du bien. La soiree se poursuit au pub du village. Que des vieux, un jeune de 18 ans, qqs vieilles putes et parmi tout ca je trouve un francais, mais pas un vrai, il vient de Wallis et Futuna. Mais bon nous parlons francais ensemble, ca change de ce fucking accent australien... Il traine avec un certain Jose (a prononcer a l'espagnol `Rrrrosee`) qui vient lui de Los Angeles. La soiree se termine autour de minuit. Tout le monde est fatigue.

Dimanche, je suis meuvaizeee...
Effectivement, la prof s'est bien foutu de moi, elle qui m'avait promis que je surferais comme une pro. Rien du tout oui, c'est meme pire que la veille! Les vagues ne sont pas teupes aujourd'hui ca doit etre ca... en tt cas moi au moins je suis rentree dans l'eau, ce qui n'a pas ete le cas de tout le monde, et de deux mecs en plus! Je persiste malgre tout jusqu'au bout mais sans grand succes...La seance se termine et je l'avoue, j'ai ete meuvaize, mais bon ca yest je peux enfin le dire, j'ai fait du surf en Australie.
La journee se poursuit dans le car, le long de la great ocean road ou la nous tombons nez a nez avec... des koalas! Forcement nous nous arretons et degainons les appareils photos. Mais moi avec mon gros zoom j'eclate tout le monde, hehehe. Le voyage se poursuit pour atteindre en fin de journee les Twelve Apostles, sorte de grosses falaises calcaire un peu comme a Etretat mais en plus impressionant et plus beau surtout. Nous sommes la pour le coucher de soleil mais malheureusement plus de batterie dans mon appareil. Moi qui me la jouais jusqu'a present, je suis bien degoutee! Pff, je cherche en vain un appareil a peu pres digne du mien parmi ceux des autres mais je ne trouve que de petits compact tout ridicules! Les boules... Comme quoi il y a une justice, les koalas et les falaises ca aurait ete trop beau!

Le week end se termine. Dans le bus, je trouve un Ipod et decouvre la fonction On The Go pour faire une play liste sans passer par l'ordi. Magique, et en plus il y a de la bonne musique. Nous arrivons vers 23h30, avec arret pizzeria degueu entre temps. Retour dans la chambre naine et mal un peu partout, avec un beau bleu aux genous en prime. Je me leve le lendemain `the head in the ass` pour mon cours de 9h... Decidement c'etait bien coule ce week end...